Si il y a une chose que je me permets de critiquer, c'est la faute de goût des Omanais. En tant que Française, venant directement de Paris, capitale du luxe et du rafinement, j'ai ouvert de grands yeux étonnés sur cette mode curieuse de sculptures grottesques au centre des (très) nombreux ronds-points. Et je ne pouvais pas garder pour moi ces photos prises à l'arrachée, lors de nos escapades de fin de semaine.
Les voilà en exclusivité:

Celui-là, c'est un de mes préférés: Nizwa, ancienne capitale, riche d'histoire, est maintenant une petite ville touristique, l'un des plus important pôle de production de dattes, mais...guère plus !



Les magnifiques brûleurs d'encens en terre cuite peinte: celui juste en haut à droite est illuminé de l'intérieur pour symboliser le charbon rougeoyant qui fait fondre la résine d'encens. On n'arrête pas la sophistication !
Là, on hallucine ? Non, ce n'est pas le service à thé d'Alice au pays des merveilles:
Celui-ci, près de la frontière Emiro-Omanaise (?), représente un flacon d'eau de rose...so cute !
Et puisque je suis partie sur ma lancée, continuons sur les décors de cinéma qui ornent le bord des routes: à l'entrée de la vieille ville de Mascate, ou du port de Muttrah, les fortifications rénovées, comme neuves:




Et si, en fait, le goût n'était qu' une impression subjective ?


Tous les artisans y sont à l’ouvrage, les chants traditionnels s’enchaînent, les hommes fabriquent le Halwa, sorte de pâte moelleuse, très sucrée, qui accompagne le café très léger. (Le Halwa est composé de crème de lait de chèvre, de pâte de sésame, de sucre (peut-être de miel de datte = jus qui suinte sous les sacs de 50kg de dattes !), cardamome, et parfois eau de rose et safran)






Citroniers, grenadiers, rosiers, faladj, porte sculptée et mina-schtroumpf.


Là, ce petit montage montre bien que les gens prennent les mêmes photos aux mêmes endroit sans se concerter...moutons de Panurge:
En redescendant dans la vallée, arrêtez-vous dans le village abandonné de Birkat Al Mawz, qui se trouve à quelques centaines de mètres de la bifurcation qui permet de monter au Djebel Akhdar.

voici les preuves en photo :
et le nôtre, plus raisonnable, plus rassurant, mais dont l’icône « canicule » s’est enfin réveillée.
La météo locale aurait annoncé 49°C à l'ombre, ce jour là.
On répète la chorégraphie, ou les phrases pour le spectacle de l’école.
On cuisine, même si le four réchauffe l’ambiance ! 
On passe sa vie à monter et descendre les escaliers tout seul en disant "là" pour tout et n'importe quoi ! Bravo, une médaille d’Or.
Et on essaye de trouver un système pour rafraîchir l’eau pour les bains et douches du soir : ici, l’eau est stockée sur les toits, dans un réservoir qui emmagasine la chaleur tout au long du jour. Du coup, on a tenté d’éteindre l’interrupteur du chauffe eau, et de tirer de l’eau chaude-pas-chaude-puisque-pas-chauffée. Peine perdue, notre chauffe-eau du haut est…sur le toit ! On remplit donc une bassine, qui se met gentiment à la température de la pièce (30° !). Ouf, on peut continuer à laver les enfants.
On invite des amis pour un petit goûter tout simple (30 enfants, dans un salon, le volume sonore a largement dépassé le mur du son.)
Curieusement, j’ai fait mon premier carton, la pâte à modeler a disparu de la circulation. Mauvaise mère ??? Il faut bien commencer ses cartons un jour !




