Petite introduction, histoire de me faire un peu pardonner. 6 semaines d'absence, ça ne s'excuse pas. Juste de mauvais prétextes... Des enfants en pleine forme, des vacances pour profiter des uns et des autres, deux déménagements à recevoir...un peu de nostalgie en revoyant nos photos, en évoquant des souvenirs avec ceux qui sont venus nous voir, en donnant des consignes et conseils à nos successeurs, en voyant l'automne s'abattre si vite sur Paris...Un ordinateur qui refuse de rester connecté plus de 40 minutes, dans les bons moments. Mais me re-voilà avec un message long (et laborieux)
Alors replongeons-nous avec joie dans cette aventure Omanaise, tant que les souvenirs sont encore vifs...
Si vous résidez à Mascate, ou si vous avez le choix dans votre date de voyage, ne loupez pas le « Muscat’festival ». En hiver en général de mi janvier à mi-février, vous aurez un aperçu des traditions, coutumes, et savoir-faire ancestraux, le tout concentré dans un périmètre restreint. Le plus difficile sera de se garer, ou d’arriver à repartir du festival à une heure décente. Pour ma part, j’ai déserté la piscine (trop froid) pour aller à la fête foraine, traînant les enfants, leur promettant des frites (les pire de ma vie pas cuites, dans une huile datant d’avant Mahomet…un régal !).
Ouverture des portes à 16 heures, au Qurum Park, le seul grand espace vert de Mascate. Sortez votre porte-monnaie, l’entrée est payante (40 centimes d’Euros pour un adulte, la moitié pour un enfant de plus de 6 ans…encore une fois, c’est la ruine !) J’ai bien pris la file des femmes, mais à cette heure là, pas grand monde ! La foule arrive à la nuit. Les Omanais raffolent de ce festival, s’y rendent en famille, et viennent de très loin. (Certaines familles ne viennent à Mascate qu’une fois dans l’année, à cette période, pour LE festival)
J’ajoute tout de même que deux autres lieux abritent des festivités en rapport avec le festival : d’une part le parc d’attraction situé sur la route reliant Seeb (aéroport) à Barka. Impossible de le louper, un énorme embouteillage et des immenses parkings indiquent que c’est là. Nous n’avons pas eu le courage d’affronter la foule…Les familles omanaises se précipitent dans ce Dysneyland local éphémère !
Un autre site accueille les courses de chevaux, les démonstrations sportives (on a vu une compétition de jeunes pilotant des 4x4 roulant plusieurs centaines de mètres sur les deux roues de gauche : grotesque !) et parfois les courses de dromadaire, que nous avons loupées…la recherche d’informations fiables étant l’un des grand défis du festival ! On trouve ce site en front de mer, à la hauteur de l’aéroport.
Revenons à Mascate. Entre 16 et 18 heures, les Omanais qui font office d’acteurs arrivent lentement, les stands ouvrent peu à peu, les crêpes omanaises, étalées à la main commencent à cuire sur les plaques, les jongleurs chinois enfilent leur seconde peau bariolée, les plongeurs canadiens récitent une ultime prière, les danseuses omanaises retouchent leur maquillage outrancier, les photographes règlent leurs machines perfectionnées, et les familles Omanaises commencent à se dire qu’un petit tour au festival ce soir serait une bonne idée. Les petits français que nous sommes assistent à cet éveil de la fête, voyant l’heure du coucher approcher…demain, l’école reprend à 7h45.
Le soleil se couche vers 18 heures. Et là, le spectacle commence.
Un village Omanais se détache de la fête.
Tous les artisans y sont à l’ouvrage, les chants traditionnels s’enchaînent, les hommes fabriquent le Halwa, sorte de pâte moelleuse, très sucrée, qui accompagne le café très léger. (Le Halwa est composé de crème de lait de chèvre, de pâte de sésame, de sucre (peut-être de miel de datte = jus qui suinte sous les sacs de 50kg de dattes !), cardamome, et parfois eau de rose et safran)
Chaque région a sa recette, que les hommes se transmettent, puisque les femmes ne sont pas autorisées à le fabriquer.
Le village omanais est le seul endroit du pays où l’on peut photographier des vieillards barbus, et des bédouines masquées et des enfants en tenue de fête sans avoir à leur demander leur autorisation.
C’est un régal pour les yeux. Et le festival est un moyen inespéré de côtoyer des locaux, pour les touristes et expatriés qui n’ont pas la chance de les voir vivre. C’est même une façon de prendre des cours accélérés de civilisation, puisque les gens âgés répètent pour nous des gestes ancestraux.
En trois décennies, le pays est passé d’une pauvreté extrême à une richesse de moyenne puissance. Grande est la tentation pour les jeunes générations d’oublier ces techniques d’artisanat qui occupaient leurs aïeux. Mais les traditions sont ancrées dans l’âme collective des Omanais.

Ouverture des portes à 16 heures, au Qurum Park, le seul grand espace vert de Mascate. Sortez votre porte-monnaie, l’entrée est payante (40 centimes d’Euros pour un adulte, la moitié pour un enfant de plus de 6 ans…encore une fois, c’est la ruine !) J’ai bien pris la file des femmes, mais à cette heure là, pas grand monde ! La foule arrive à la nuit. Les Omanais raffolent de ce festival, s’y rendent en famille, et viennent de très loin. (Certaines familles ne viennent à Mascate qu’une fois dans l’année, à cette période, pour LE festival)

J’ajoute tout de même que deux autres lieux abritent des festivités en rapport avec le festival : d’une part le parc d’attraction situé sur la route reliant Seeb (aéroport) à Barka. Impossible de le louper, un énorme embouteillage et des immenses parkings indiquent que c’est là. Nous n’avons pas eu le courage d’affronter la foule…Les familles omanaises se précipitent dans ce Dysneyland local éphémère !
Un autre site accueille les courses de chevaux, les démonstrations sportives (on a vu une compétition de jeunes pilotant des 4x4 roulant plusieurs centaines de mètres sur les deux roues de gauche : grotesque !) et parfois les courses de dromadaire, que nous avons loupées…la recherche d’informations fiables étant l’un des grand défis du festival ! On trouve ce site en front de mer, à la hauteur de l’aéroport.
Revenons à Mascate. Entre 16 et 18 heures, les Omanais qui font office d’acteurs arrivent lentement, les stands ouvrent peu à peu, les crêpes omanaises, étalées à la main commencent à cuire sur les plaques, les jongleurs chinois enfilent leur seconde peau bariolée, les plongeurs canadiens récitent une ultime prière, les danseuses omanaises retouchent leur maquillage outrancier, les photographes règlent leurs machines perfectionnées, et les familles Omanaises commencent à se dire qu’un petit tour au festival ce soir serait une bonne idée. Les petits français que nous sommes assistent à cet éveil de la fête, voyant l’heure du coucher approcher…demain, l’école reprend à 7h45.

Le soleil se couche vers 18 heures. Et là, le spectacle commence.
Un village Omanais se détache de la fête.
Tous les artisans y sont à l’ouvrage, les chants traditionnels s’enchaînent, les hommes fabriquent le Halwa, sorte de pâte moelleuse, très sucrée, qui accompagne le café très léger. (Le Halwa est composé de crème de lait de chèvre, de pâte de sésame, de sucre (peut-être de miel de datte = jus qui suinte sous les sacs de 50kg de dattes !), cardamome, et parfois eau de rose et safran)Chaque région a sa recette, que les hommes se transmettent, puisque les femmes ne sont pas autorisées à le fabriquer.

Le village omanais est le seul endroit du pays où l’on peut photographier des vieillards barbus, et des bédouines masquées et des enfants en tenue de fête sans avoir à leur demander leur autorisation.

C’est un régal pour les yeux. Et le festival est un moyen inespéré de côtoyer des locaux, pour les touristes et expatriés qui n’ont pas la chance de les voir vivre. C’est même une façon de prendre des cours accélérés de civilisation, puisque les gens âgés répètent pour nous des gestes ancestraux.
En trois décennies, le pays est passé d’une pauvreté extrême à une richesse de moyenne puissance. Grande est la tentation pour les jeunes générations d’oublier ces techniques d’artisanat qui occupaient leurs aïeux. Mais les traditions sont ancrées dans l’âme collective des Omanais.






Citroniers, grenadiers, rosiers, faladj, porte sculptée et mina-schtroumpf.


Là, ce petit montage montre bien que les gens prennent les mêmes photos aux mêmes endroit sans se concerter...moutons de Panurge:
En redescendant dans la vallée, arrêtez-vous dans le village abandonné de Birkat Al Mawz, qui se trouve à quelques centaines de mètres de la bifurcation qui permet de monter au Djebel Akhdar.

voici les preuves en photo :
et le nôtre, plus raisonnable, plus rassurant, mais dont l’icône « canicule » s’est enfin réveillée.
La météo locale aurait annoncé 49°C à l'ombre, ce jour là.
On répète la chorégraphie, ou les phrases pour le spectacle de l’école.
On cuisine, même si le four réchauffe l’ambiance ! 
On passe sa vie à monter et descendre les escaliers tout seul en disant "là" pour tout et n'importe quoi ! Bravo, une médaille d’Or.
Et on essaye de trouver un système pour rafraîchir l’eau pour les bains et douches du soir : ici, l’eau est stockée sur les toits, dans un réservoir qui emmagasine la chaleur tout au long du jour. Du coup, on a tenté d’éteindre l’interrupteur du chauffe eau, et de tirer de l’eau chaude-pas-chaude-puisque-pas-chauffée. Peine perdue, notre chauffe-eau du haut est…sur le toit ! On remplit donc une bassine, qui se met gentiment à la température de la pièce (30° !). Ouf, on peut continuer à laver les enfants.
On invite des amis pour un petit goûter tout simple (30 enfants, dans un salon, le volume sonore a largement dépassé le mur du son.)
Curieusement, j’ai fait mon premier carton, la pâte à modeler a disparu de la circulation. Mauvaise mère ??? Il faut bien commencer ses cartons un jour !






L'abaya est en réalité un manteau, qui est censé masquer les formes trop suggestives. Bien souvent, c'est le cas. Après un ou deux enfants, l'omanaise s'élargit, cela semble être une fatalité. Mais à plusieurs reprises, nous avons croisé des jeunes filles filiformes dont l'abaya était tellement cintrée qu'à elle seule, elle en devenait un instrument de séduction. 
(publicité pour de la téléphonie mobile !)
Mais la vraie fantaisie repose dans le choix de la décoration. Galons dorés, ou colorés, cristaux arrangés en motifs variés, les merceries sont des temples de créativité, où l'on se perd. La manche de l'abaya est ornée du même motif que le coté droit du shella qui se trouve dans le dos. La honte suprême ? avoir la même abaya qu'une autre femme. Ma copine de cours d'anglais pose pour nous. Son passe-temps favori ? Le shopping !

Photo de pub de téléphonie mobile: (peu crédible cependant !)
Dans les campagnes, c'est bien différent, on donne dans la couleur. 

Les dames âgées portent quotidiennement une robe qui s'arrête à mi mollet, avec un pantalon brodé au mollet, et agrémenté de paillettes.
Cette dame a accepté de poser pour la photographe. elle cotoie des touristes, elle a l'habitude. Parce que sinon, lorsqu'elles voient dépasser un objectif, elles disparaissent, ou montrent leur désaprobation.
Anne-Persil a testé pour vous le masque :
(Photo prise pendant le festival de Mascate...faut que je vous en parle dans un prochain message, dans 4 ans, si je trouve enfin un peu de temps, et si j'arrive à trouver une connexion digne de ce nom en France.Le festival de Mascate, c'est en janvier, c'est à voir et le soir, on ne crache pas sur une petite écharpe !)
