Tanuf se situe à quelques kilomètres de Nizwa, ville à l'intérieur des terres, dont je vous ai déjà parlé... Des sources d'eau minérale potable y sont exploitées et une partie est mise en bouteille.
Endroit très (trop ?) populaire, l'entrée du Wadi Tanuf propose des aires de pique-niques aménagées à l'ombre des arbres. Pour resituer le contexte, nous sommes début octobre, le ramadan s'est achevé la veille, les gens aspirent à sortir de chez eux. Il fait encore très chaud (35 à 39°C à l'ombre dans la journée) donc les musulmans ont évité , ces 4 dernières semaines, de s'exposer à des températures trop importantes, puisqu'ils s'abstiennent de toute absortion de boisson et nourriture du lever (5 heures) au coucher du soleil (18 heures).
Tout le monde à droit à sa ration:
Puis nous remontons dans notre 4x4 qui va nous être bien utile. Nous longeons un barrage récent, que les locaux photographient...Nous ne sommes pas sensibles à ce type de constructions, nous passons notre chemin (très caillouteux) et poursuivons la piste qui se faufile entre les montagnes, dans le Wadi (sorte de vallée plate, encaissée entre deux montagnes, souvent le résultat d'une fissure géologique...ma science s'arrête là !) Quand nous roulons ou marchons dans les wadis, ils sont souvent complètement à sec, mais on peut y observer le travail d'érosion de l'eau.
Lorsque la piste se rétrécit en un petit sentier, nous garons notre engin qui souffre de la chaleur du moteur. Le radiateur transpire à grosses gouttes...Pour le moment, nous chaussons nos croquenauds, et partons à la découverte de la petite palmeraie:
Notre objectif: un hameau accroché à la montagne, que nous ditingons à travers les palmes...
Nous sympathisons avec l'intello du groupe, un ado, moustache naissante, voix muante, et 22 mots d'anglais, qui doit être un des seuls du village à aller parfois à l'école. Il nous autorise à prendre une seule photo des enfants (au-dessus), puis nous éloigne du village, en nous assurant qu'on peut rejoindre le parking par le lit du Wadi...
Nous venons à peinde de commencer à redescendre ce wadi, et notre bouteille d'eau est déjà terminée. Pour la première fois de sa courte vie, notre dernier-né boit de l'eau au biberon, et chope des petits coups de soleil, malgré la crème... Je suis aussi rouge que mon chemisier, Alix a renoncé à marché depuis bien longtemps, on se met à regretter de ne pas avoir emprunté le même chemin qu'à l'aller. Mais notre ado-glu-guide nous mène toujours plus loin, toujours plus haut...il faut désormais contourner des énormes blocs, en escalader certains, contourner des vasques emplies d'une eau trouble et verdâtre qu'on imagine aisément peuplée de reptiles grouillants. Le simple fait de poser la main sur les pierres nous brûle la paume...
De la piste, nous avons maintenant une vue dégagée sur la plaine que nous venons de quitter. Nizwa se trouve au fond à gauche, à une quinzaine de kilomètres derrière ce mamelon isolé:
Nous voici maintenant sur le "terrain de foot" du hameau que vous venons de longer, après une descente vertigineuse. En effet, sur la surface équivalente à celle d'un terrain de tennis, les cailloux ont été soigneusement ôtés, il ne reste que de la terre battue, où chaque pas s'accompagne d'un nuage poussiéreux.




3 commentaires:
c'est vraiment incroyable de suivre votre périple comme ça, merci pour ce dépaysement total !
J'adore, je pleure : le vent chaud et rocailleux des wadis nous manque. Continuez à nous transporter de plaisir...
J'ai plein de retard, mais si ça vous émeut tous à ce point, ça vaut sûrement, le coup de poursuivre, nan ?
Lesbtn, vous savez ce qu'il vous reste à faire, non ? Une semaine de folaï en avril...Le filleul est OK, il a promis d'être aussi sage que la dernière fois !
Callie, contente de te voir par là !
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